Luke Combs à Paris : une première à l'Accor Arena qui fera date

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Luke Combs à Paris : une première à l'Accor Arena qui fera date

3 ans après son passage au Trianon, c’est à l’Accor Arena de Paris-Bercy et devant plus de 17.000 personnes que Luke Combs a fait son retour en France ce mardi 7 juillet. Retour sur une soirée qui pourrait marquer un réel tournant pour les fans français de country music…

Scène de l'Accor Arena pour le concert de Luke Combs à Paris

Pic by @onparlecountry.music

Malgré les 33°C affichés au thermomètre, les chapeaux et bottes de cowboy étaient de sortie sur le parvis de l’Accor Arena, prêts à accueillir Luke Combs pour la deuxième date européenne de son “My Kinda Saturday Night Tour”. Une fois à l’intérieur où l’on se désaltère déjà à grands coups de pintes de bière, la queue du merch est déjà longue de personnes voulant repartir avec leur souvenir ou terminer leurs tenues avec un accessoire ou un t-shirt de circonstance (moi le premier). Clairement, l’impatience est déjà palpable au milieu cette foule majoritairement anglophone.

19h00. Alors que la salle se remplit encore doucement, les Castellows font leur entrée en scène complétées d’un live band composé d’une batterie, une basse et un fiddle. Avec leur look signature mêlant élégance et simplicité des cowgirls de la campagne Géorgienne, les sœurs Balkcom ont su rapidement happer ce public qui s’installait tranquillement grâce à leur style néo-tradi typique et leurs harmonies vocales impeccables. Dans sa longue robe noire, l’envoûtante Powell a parfaitement occupé l’espace, jouant autant avec ses sœurs - et affichant leur évidente complicité - qu’avec le public, imitée par Ellie et sa guitare ainsi que Lily et son banjo qui n’ont pas hésité à prendre le devant de la scène au rythme entraînant de titres tels que “Cowboy Kind of Love” et “I Know It’ll Never End”. Une belle mise en bouche d’une petite demi-heure et 6 chansons dans cette grande soirée, et un trio - que je suis depuis longtemps - que j’ai été heureux d’applaudir enfin et que j’espère revoir en France en headliner, capable à mes yeux de remplir une salle de 200-300 personnes ici.

The Castellows sur la scène de l'Accor Arena à Paris

Pic by @cam.wyatt7

19h45. Dans une arena un peu plus garnie, Ty Myers déboule sur scène avec ses musiciens. Une vraie présence qui a très rapidement su choper l’attention de la foule dans un set d’une dizaine de chansons et 45 minutes où se sont enchaînés titres groovy tels que “Two Trains” ou “Me Neither”, ballades langoureuses comme “Thought It Was Love” et solos de guitares effrénés. Un des premiers moments suspendus de la soirée fut de le voir interpréter “Good Morning Paris” après nous avoir raconté l’avoir écrite sur un banc de la ville il y a plus d’un an en rêvant de pouvoir revenir un jour pour l’interpréter. Il n’aura que 19 ans dans quelques jours - âge où il ne peut toujours pas boire d’alcool dans son pays - mais l’artiste texan peut visiblement déjà se targuer d’un certain nombre d’accomplissements, comme le succès sur les radios US de “End of the Earth” avec lequel il a conclu son set parisien.

Ty Myers sur la scène de l'Accor Arena à Paris

Pic by @cam.wyatt7

20h55. L’Arena est remplie et la foule chauffée à blanc, chantant “Sweet Caroline” d’une seule voix dans une ambiance déjà folle. Sur les premières notes de “My Kinda Saturday Night”, Luke Combs - avec une silhouette clairement plus fit qu’elle ne l’a jamais été ces dernières années - réalise une entrée triomphale, exhortant même le public à faire plus de bruit dans un vacarme déjà assourdissant.

Le natif de Caroline du Nord déroule son set devant une audience toute acquise à sa cause lui rendant chaque mot et chaque note, alternant les titres de son dernier album comme “Back In The Saddle” et “Rethink Some Things” avec des classiques tels que “Hurricane” ou “She Got The Best of Me”.

Toujours proche de son public, l’artiste n’a pas hésité à évoquer ses débuts, son parcours ou partager l’histoire derrière certaines de ses chansons comme “Sleepless in a Hotel Room”. La communion fut d’ailleurs majestueuse sur “The Kind of Love We Make” où Luke Combs a laissé l’Arena lui chanter son propre refrain… Et après un temps dédié à quelques ballades comme “Remember Him That Way” et “Beautiful Crazy”, le chanteur a rendu hommage à ses équipes dans la simplicité qui le caractérise avant de laisser la scène à ses musiciens, déroulant leurs skills avec une facilité déconcertante dans un medley d’une dizaine de minutes où se sont entrechoqués des classiques de Michael Jackson, Ozzy Osbourne ou encore Maroon 5.

Luke Combs sur la scène de l'Accor Arena à Paris

Pic by Anne-Charlotte Bgt

Pour être sûr de ne pas nous laisser en reste, Luke Combs a offert à l’Accor Arena un show digne d’un stade : lance-flammes, feux d’artifice, lasers, écrans LED où s’affichaient voitures de NASCAR, tornades ou pompes à pétrole afin de transposer visuellement l’univers de ses chansons. Mais tout cela sans jamais outrepasser l’essentiel : sa musique.

Après une nouvelle communion retentissante sur “When It Rains It Pours” que le tout Paris a dû entendre, nous avons eu droit à son traditionnel Shotgun Beer partagé avec un fan du premier rang - qui s’en est foutu un peu partout - et au lancer de gobelet sur l’hymne “Beer Never Broke My Heart”. Avant un final majestueux avec trois de ses plus grands succès : la reprise de Tracy Chapman “Fast Car”, une dernière fusion avec l’Arena sur “Where The Wild Things Are”, et la tornade “Ain’t No Love in Oklahoma”. Luke Combs pouvait quitter la scène avec la certitude de laisser à son public français des souvenirs inoubliables, non sans prendre le temps d’offrir sa casquette à une petite fille, taper dans quelques mains et signer quelques autographes au premier rang, laissant la salle encore groggy de ce qu’elle venait de vivre : 28 chansons, 2 heures de show sans temps mort, sans artifice, le tout porté par son timbre rauque, sa justesse technique, sa force d’interprétation, son charisme et son naturel.

Scène de l'Accor Arena pour le concert de Luke Combs à Paris

Pic by @onparlecountry.music

Mais finalement au sortir de cette soirée emprunte de magie, l’essentiel ne serait-il pas ailleurs ? En effet, Paris accueillait pour la première fois un artiste country de cet acabit dans une salle de cette taille. Et si certains nuanceront en avançant que les français étaient minoritaires au sein cette audience, toujours est-il que le public de l’Accor Arena s’est montré à la hauteur de l’évènement par sa présence et son engagement. Dans le cas de Luke Combs, c’est un concert réussi dans une salle d’une capacité 20 fois supérieure à celle où il a performé en 2023 et qui pourrait, je l’espère, l’inciter à voir encore plus grand dans le futur.

Alors mesdames et messieurs les tourneurs, maisons de disque et labels : n’hésitez plus à mettre la France sur la carte des tournées européennes de vos artistes country, même des plus grands noms. Après cette soirée, je suis intimement persuadé que vous ne le regretterez pas.

Montage des artistes du concert de Luke Combs à l'Accor Arena

Pics by @cam.wyatt7 / @sebastienpeix

Un remerciement tout particulier à l’équipe Sony Music Entertainment France pour cette soirée.

The Castellows sont à retrouver dans notre article dédié et sur notre playlist “Les Pépites OPCM”.

Ty Myers est à retrouver dans notre article dédié et sur notre playlist “Country on the Rise”.

Thib Ramari

Premier à avoir importé un CD de Taylor Swift en France en 2006.

https://www.instagram.com/thibramari
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